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Un purificateur d'air sert à retirer de l'air d'une pièce les particules qui y flottent : pollen, poussière, squames d'animaux, fumée. C'est utile si vous êtes allergique ou si l'air de votre pièce est chargé. Il ne sert pas contre l'humidité, il ne fait pas baisser le CO2 et il ne remplace pas l'aération : ces trois erreurs expliquent la plupart des achats déçus.
Ce qu'un purificateur retient
Un purificateur aspire l'air de la pièce, le fait passer dans un filtre et le rejette. Avec un filtre mécanique fin, de type HEPA, il retient :
- le pollen et les spores de moisissures en suspension ;
- la poussière et les particules fines (PM2,5) ;
- les squames d'animaux, qui portent les allergènes du chat et du chien ;
- la fumée, en partie.
Un filtre à charbon actif, souvent ajouté, piège une partie des odeurs et des gaz (cuisine, composés organiques volatils). Par exemple, le filtre HEPA H13 des Dyson PC1 et HP1 retient 99,95 % des particules de 0,1 micron selon leurs fiches, avec une couche de charbon actif.
Ce qu'il ne fait pas
- Il ne retire pas l'humidité. Buée, moisissures, odeur de cave : il faut un déshumidificateur.
- Il n'ajoute pas d'humidité, sauf s'il est aussi humidificateur, comme le Dyson PH2 2 en 1.
- Il ne fait pas baisser le CO2 et ne renouvelle pas l'air : seules l'aération et la ventilation le font.
- Il ne nettoie pas les surfaces : la poussière déposée sur les tapis et la literie reste là jusqu'au prochain ménage.
Ce que dit l'ANSES
En 2017, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a analysé les techniques d'épuration de l'air intérieur dites émergentes. Sa conclusion : les données disponibles ne permettaient pas de démontrer l'efficacité et l'innocuité en conditions réelles d'utilisation de la photocatalyse, du plasma, de l'ozonation et de l'ionisation. Certaines peuvent même dégrader la qualité de l'air en décomposant mal les polluants. L'agence recommande d'abord de limiter les sources de pollution, puis d'aérer et de ventiler (résumé de l'avis de l'ANSES).
Ce que nous en retenons : préférez un purificateur à filtre mécanique (HEPA ou électrostatique), et méfiez-vous des promesses d'« ions » ou de « destruction » des polluants sans filtre.
Quand un purificateur vaut l'achat
L'avis de Léa. Un purificateur se justifie dans une pièce où l'on passe du temps, porte fermée, quand quelque chose gêne vraiment : allergie au pollen ou aux chats, poussière, odeurs de cuisine. Pour une sensation d'air « lourd », ouvrez d'abord la fenêtre dix minutes : c'est gratuit.
Si c'est votre cas, commencez par notre guide des purificateurs Dyson, par le duel Hushjet ou PC1 pour une chambre, ou par le Dyson HP1 qui chauffe aussi pour une pièce fraîche l'hiver. Pas sûr de la famille d'appareil ? Le parcours en trois questions de notre page d’accueil vous oriente.
Questions fréquentes
Un purificateur d'air remplace-t-il l'aération ?
Non. Un purificateur filtre des particules, il ne renouvelle pas l'air et ne fait pas baisser le CO2 ni l'humidité. L'ANSES recommande d'abord de limiter les sources de pollution, puis d'aérer et de ventiler.
Les purificateurs ioniseurs ou à photocatalyse sont-ils efficaces ?
L'ANSES a conclu en 2017 que les données disponibles ne permettaient pas de démontrer l'efficacité et l'innocuité en conditions réelles de la photocatalyse, du plasma, de l'ozonation ou de l'ionisation, certaines pouvant même produire de nouveaux polluants.
Un purificateur d'air est-il utile contre les allergies ?
Il peut réduire la quantité de pollen, de poussière et de squames d'animaux en suspension dans une pièce fermée, grâce à un filtre mécanique (HEPA). Il ne remplace ni le ménage ni l'avis d'un médecin.